samedi 19 août 2017

Le tableau du Samedi de Lady Marianne : Henri Matisse, un peintre révolutionnaire au XXème sicèle

Le principe ?
On évoque en quelques mots un tableau, pourquoi il nous émeut, nous inspire, nous intrigue. On ajoute aussi quelques lignes sur l'artiste bien entendu. Et le tour est joué.


Petite biographie :





Henri Matisse, né en 1869 à Cateau-Cambrésis et mort en 1954 à Nice, est un peintre, sculpteur, graveur et dessinateur français. Ses oeuvres sont très variées : on y retrouve des portraits, des natures ou encore des représentations d'objets. Ce qui caractérise ses oeuvres, c'est avant tout les couleurs vives qui les composent. Matisse a révolutionné le XXème siècle. Il est le père du fauvisme.


Comment ai-je connu cet artiste ?
Matisse est un grand nom de l'art français. J'ai souvent vu ses oeuvres, que ce soit dans les quelques musées que j'ai eu l'occasion de visiter, à la télévision, lorsqu'on parle des expositions mettant en scène ses oeuvres ou plus simplement dans les livres que j'ai eu à l'école, plus jeune.


Quel oeuvre as-tu choisis de nous présenter ?



Là encore, comme pour l'article sur David Hockney, j'ai choisi de vous présenter l'oeuvre la plus connue d'Henri Matisse : Luxe, Calme et Volupté.


Pourquoi ?

Et là aussi, je trouve que cette oeuvre se détache du reste des oeuvres du peintre. Bon d'accord, Henri Matisse est quelqu'un qui a peint beaucoup de styles différents de tableaux au cours de sa vie, et on retrouve d'ailleurs dans celui-ci ce mélange de couleurs chaudes qui interpellent le spectateur. Personnellement, j'ai beaucoup aimé cette oeuvre de part la technique des pointillés employée par l'artiste pour la réaliser. C'est avant tout cela qui a porté mon choix sur ce tableau-ci. Il est d'ailleurs à noter que le peintre n'utilise absolument pas la technique "pointilliste" classique pour cette oeuvre, puisque lui réalise de petits rectangles alors que normalement, la doctrine voudrait qu'il peigne de très fines couches de peinture pure. Ce tableau est donc assez particulier à mon sens, même si l'on retrouve les "codes" Henri Matisse !


Que t'inspires cet oeuvre ?

Les personnages représentés ont des attitudes très différentes les unes des autres. Certains ont l'air de profiter du soleil, d'autres se lamentent. Celui debout à l'air de tenir quelque chose dans la main, comme s’il désirait sacrifier celui qui est au sol à ses pieds. Pour ce qui est de l'arrière plan, les couleurs me réchauffent, et j'irais bien piquer une petite tête dans cet océan, ou encore faire un tour sur le voilier !


Le blog de Lady Marianne à retrouver ici

L'atelier de Ghislaine : Amitié.

La contrainte : Ecrire avec dans le texte minimum cinq mots en -oir et cinq mots en -our.


Le jour déclinait à peine. Les âmes vagabondes rejoignaient un oreiller qui accueillerait les rêves et espoirs de chacun le temps de quelques heures à peine. L'esprit embrumé par les éclairs de la douleur, je couchais sur le papier mes pensées mortuaires, qui ne seraient bientôt plus qu'une trainée de poussière dans l'univers composé de mille étoiles brillantes. Sans artifice, j'ai décliné ce que j'avais sur le coeur bien des fois, le cul collé sur cette chaise moelleuse, les coudes posés sur cette table laquée de bois et marquée de mes envies d'un soir. Non, de tous les soirs en fait. La vie est belle. Oui. Mais la vie est une chienne. Aussi. Elle offre des moments insensées, jours où le cerveau est empreint de l'ivresse d'un bonheur aussi soudain qu'intense. TU étais là. TU y a participé, à ce putain de bonheur, plus encore que tous les autres avec qui nous étions réunis, lors de ce voyage du bout du monde. Nos yeux se sont croisés la première fois, alors qu'un de mes gestes maladroits venait d'effleurer ton visage. Tu m'as souris lentement, comme une fleur qui s'ouvrirait. Sourd aux appels du reste du groupe, je t'ai fixé encore un petit moment, avant de me détourner, persuadé que quelque chose se cachait derrière ce regard bleuté. Quelques mots échangés, un ou deux rires, trois fois rien en apparence. Ca a suffit, visiblement. On s'est parlé, doucement d'abord, effleurant à peine la surface de deux complexités incarnées depuis toujours par notre deux êtres. On se tourne autour, se découvrant lentement des points  communs ancrés au fond de chacun. Aujourd'hui, contemplant les étoiles piquant le ciel couleur encre de leur éclats de lumière, je me dis que le destin nous a amener à nous rencontrer. Et je sais que, de là où tu te situe, en contemplant ce ciel, tu penses exactement la même chose. Les autres n'ont pas compris, je le crois, et ils ne comprendront jamais. Il penseront qu'on devrait sortir ensemble. Mais non. Je le sais. Tu le sais. Cela est plus profond. On se l'est dit souvent. Finalement, sans le vouloir peut-être, on s'est livré. On s'est confié sur nous, nos envies, nos secrets, nos faces cachées. On a creusé en chacun la croûte de la surface, pour apercevoir la lueur éclater de la vraie personne qui se cache en dedans. Ce n'est pas de l'amour. Une amitié profonde et certaine, pour sûr. On a parlé longuement, de nous, à la belle étoile, quelques heures sûrement, sans pouvoir s'arrêter. On a jeté le poids des mots par-dessus bord, réciproquement. On s'est remercié, on s'est fait un câlin. On a fait comme si ce n'était rien. Mais on le savait, qu'un lien terriblement fort s'était créé, et qu'il ne se distendrait jamais malgré le poids de la distance qui pèsera dessus. Il restera toujours en place. On se l'ai promis. Après le départ, j'étais triste, mais serein. On ne trahis pas quelque chose d'aussi fort, croisé au détour d'un séjour si incroyablement merveilleux. Et maintenant je suis là, seul, noyé dans des certitudes entourées de glace. On cristallisera ce fil. Si tu es d'accord. Evidemment.

mercredi 16 août 2017

La fourmi rouge d'Emilie Chazerand




Auteure : Emilie Chazerand 

Maison d'édition : Sarbacane 

Collection : Exprim' 

Nombre de pages : 256 pages 

Année de sortie : 2017





Résumé : Vania Strudel a 15 ans, un œil qui part en vrille et une vie qui prend à peu près la même direction. Et ce, à cause de :
- Sa mère, qui est morte quand elle avait huit ans.
- Son père, un taxidermiste farfelu.
- Pierre-Rachid, son pote de toujours, qui risque de ne plus le rester...
- Son ennemie jurée, Charlotte Kramer, la star du lycée.
- Sa rentrée en Seconde, proprement catastrophique.
Pour Vania, c'est clair : l'existence est une succession de vacheries, et elle est condamnée à n'être personne. Une fourmi parmi d'autres. Mais un soir, elle reçoit un mail anonyme, qui lui explique en détail que non, elle n'est pas une banale fourmi noire sans aspérités. Elle serait même plutôt du genre vive, colorée, piquante ! Du genre fourmi rouge...


Introduction : Je tiens tout d'abord à remercier les éditions Sarbacane pour cet envoi !

Je ne vais pas faire une longue introduction. Ce roman, qui sortira le 23 dans la collection Exprim', m'intriguait assez largement de part son titre et sa couverture. Pour garder la surprise intacte, je n'ai pas lu le résumé à peine un ou deux avis le concernant. Et j'ai bien fait. Vraiment bien fait.


Commentaire
: Dès les premières pages, l'auteure nous mène à la rencontre de Vania Strudel, le personnage principal de ce roman.


Ce dernier étant à la première personne, c'est donc l'adolescente qui va nous livrer une description détaillée, complètement loufoque et drôlissime d'elle-même. Elle nous en apprend un peu plus sur son entourage, à savoir son père et ses amis. Un belle entrée en matière, qui offre déjà au lecteur la possibilité de se faire un avis sur celle qui va lui partager ses pensées durant toute la durée de l'histoire. Et franchement... Le courant passe clairement. Je pense que dans ma situation c'est encore plus le cas, puisque qu'on suit Vania alors que celle-ci effectue sa rentrée en seconde. Hors, dans un peu moins de trois semaines maintenant, ce sera également mon cas. Cette jeune fille est quelqu'un d'assez particulière qui n'a pas été épargnée par la vie. On l'adore pendant pas mal de temps, on la déteste parfois, on veut la gifler, on veut la serrer dans nos bras, elle nous fait rire, tout le temps. Cette description faite au début de l'histoire nous la rend familière, un peu comme si nous étions finalement son grand frère. On a envie de l'aider, de la raisonner. Vania possède mille et unes faces cachées. C'est quelqu'un de très complexe, très contradictoire, un peu égocentrique sur les bords. Mais au fil des pages, on la voit mûrir, on sent qu'il se passe quelque chose dans son esprit. Elle cache et recèle des secrets qu'elle se refuse elle-même de penser. Elle nous laisse dans le flou. Car c'est bien elle, la clé de l'histoire. Elle et elle seule. En dehors d'elle, ce livre possède une salve de personnages secondaires absolument loufoques, qu'on adore. Que ce soit le père, sa meilleure amie, son meilleur ami, ses voisins. Chacun possède son charme. Même les "méchants", on adore les détester. C'est fou quand même, tout ce qu'un livre peut nous faire ressentir.

Même si on ne dirait pas, ce livre recèle tout un tas de rebondissements incroyables. Subtilement, Emilie Chazerand nous guide vers des chemins qui se révèleront faux. Elle nous laisse dans le flou, elle casse nos certitudes. Elle est très forte à ce jeux. Elle nous fait nous poser des questions. On se ment à nous-même. On réfléchi aussi. Beaucoup. Sur l'adolescence, sur le bonheur, sur la vie en général, sur la mode, sur les codes d'aujourd'hui, sur la mentalité des jeunes. Après ma lecture, j'étais vraiment épaté par la faculté qu'a ce bouquin à nous faire nous poser des questions. Je crois qu'il est même important de le lire pour des adultes, car il permet de mieux comprendre le fonctionnement d'un(e) adolescent(e) d'aujourd'hui. Je ne crois pas nécessaire de vous parler plus en détail de l'histoire que cela, car le tour de passe-passe réussi par l'auteure avec ce nouvel Exprim' est très fort, et tout nouvel élément que je pourrais vous révéler gâcherais tout cela. Lisez-le. C'est tout ce que je peux vous conseiller.





Côté écriture, Emilie Chazerand m'a comblé. Elle nous plonge à la perfection dans la tête de Vania. Elle pique son récit de comparaisons et de métaphores très pertinentes et drôles. On comprend ainsi parfaitement les sentiments de l'adolescente. On ne s'ennuie pas une seconde. Elle nous fait rire comme pleurer.


Le seul petit bémol que j'aurais à dire concerne la fin. En effet, je pense que l'on peut deviner assez facilement quelques révélations, notamment en ce qui concerne le fameux mail. Mais la fin en elle-même est bouleversante, j'ai même failli verser une larme, et je pense que beaucoup ont du en verser une.



Ce livre est une nouvelle pépite de la collection Exprim' qu'il ne vous faut absolument pas rater. Il ouvre une nouvelle branche dans cette collection qui ne cesse de s'enrichir.

mercredi 2 août 2017

Sirius arrive en Aout...

Bonjour à tous ! Je vous dépose ici le résumé de Sirius, la nouvelle sortie de l'auteur Stéphane Servant aux éditions du Rouergue, qui arrive en Aout... 

Dans un monde post-apocalyptique au bord de l’extinction,
deux enfants vont tenter l’impossible : survivre.
Le monde tel que nous le connaissons a disparu… Les animaux, les hommes et même les plantes sont
devenus stériles, la terre vit maintenant ses dernières années. Et Tandis que des centaines d’étoiles
filantes embrasent le ciel chaque nuit, Avril, une jeune fille, et Kid, un petit garçon, tentent comme
ils peuvent de survivre. Perchés au sommet d’un arbre dans une cabane qu’ils ont trouvée alors que
Kid était encore un bébé, leur quotidien s’organise autour de deux choses : trouver de la nourriture et
l’éducation de Kid. Quasiment seuls au monde, ils auraient pu continuer ainsi encore longtemps mais
le passé d’Avril, plein de mystère et de violence, va les rattraper. Darius a retrouvé sa trace avec ce
qui reste des Étoiles noires. Cette secte, composée uniquement d’adolescents, n’avait qu’un seul but :
précipiter la fin de tout et faire payer aux adultes l’état du monde. Avril n’a plus le choix, si elle veut
vivre, elle doit fuir avec Kid. Car les Étoiles noires n’oublient pas et ne pardonnent pas. Pourchassés,
ils vont faire une rencontre qui va tout bouleverser : Sirius, un porcelet noir marqué au front d’une
étoile blanche, peut-être le dernier animal vivant. Ensemble, sur les routes, ils vont tenter de trouver un
refuge dans les montagnes. Mais leur périple s’annonce dangereux et au contact de l’animal, Kid va se
métamorphoser car Sirius n’est qu’une étoile parmi d’autres…
Avec ce roman post-apocalyptique, Stéphane Servant tourne une page et embrasse un genre nouveau
empreint d’une beauté sombre. Si l’on retrouve des éléments qui lui sont chers : références aux contes
traditionnels, personnages croqués avec justesse, ambiance envoûtante, ce roman s’éloigne des précédents
par l’action qui l’anime. Un voyage sur des routes désolées qui ne laisse pas indifférent et tient en haleine !




Les Autodafeurs tome 1 : Mon frère est un gardien de Marine Carteron


Auteure : Marine Carteron

Maison d'édition : Le Rouergue

Collection : Doado

Nombre de pages : 329 pages

Année de sortie : 2014




Résumé : "Je m'appelle Auguste Mars,
j'ai 14 ans et je suis un dangereux délinquant. Enfin ça, c'est ce qu'on l'air de penser la police, le juge pour mineur et la quasi-totalité des habitants de la ville. Evidemment, je suis totalement innocent des charges de "violences aggravées, vol, effraction et incendie criminel" qui pèsent contre moi mais pour le prouver, il faudrait que je révèle au monde l'existence de la Confrérie et du complot mené par les Autodafeurs et j'ai juré sur ma vie de garder le secret. Du coup, soit je trahis ma parole et je dévoile un secret vieux de vingt-cinq siècles (pas cool), soit je me tais et je passe pour un dangereux délinquant (pas cool non plus).
Mais bon, pour vous compreniez mieux comment j'en suis arrivé là, il faut que je reprenne depuis le début, c'est-à-dire, là où tout a commencé."


Introduction :
Je tiens tout d'abord à remercier les éditions du Rouergue pour cet envoi !


Un sacré résumé, pas vrai ?! Personnellement, les Autodafeurs est une saga qui me fait de l'oeil depuis un bon moment. En effet, elle a fait grand bruit lors de sa sortie en 2014. Une nomination pour le prix des collégiens aux Imaginales et deux tomes plus tard, je décide enfin de m'y attaquer et pour le moment, la collection Doado fait un sans-faute.


Commentaire :
Comme indiqué dans le résumé, ce premier opus nous ai conté du point de vue d'Auguste, le fils aîné de la famille Mars. Auguste, avec son humour typique d'ado, son sens de la répartie et les galères dans lesquelles il est empêtré, m'a pas mal fait penser à Maxime Mainard, le personnage principal de la saga d'Anne Percin. Et dans les deux cas, c'est un coup de coeur. Là encore, je trouve que Marine Carteron a très bien compris le "fonctionnement" si on peut dire ça, d'un adolescent, et elle a très bien su retranscrire ses pensées, son comportement, son humour à l'écrit. Je me suis senti incroyablement proche d'Auguste durant toute la durée de ma lecture. Je le comprenais. Et je trouve ça très fort de la part de Marine Carteron, car c'est un fait rare dans la littérature Young-Adult. L'autre personnage principal de ce premier tome se nomme Césarine. Il s'agit de la petite soeur d'Auguste, qui est autiste, une maladie qui lui procure quelques "particularités". Tout d'abord, Césarine ne supporte pas qu'on la touche, à quelques exceptions près (les membres de sa famille, et encore...). Ensuite, elle ne comprend pas les métaphores de la langue française. Par ailleurs, elle est assez peu sociable et n'a quasiment pas de vrai(e)s ami(e)s. Mais cette maladie lui procure aussi pas mal d'avantages. C'est une petite fille très très intelligente pour son âge. Elle est en avance scolairement parlant, et sa logique est imparable. Finalement, on se rend compte que Césarine est terriblement utile pour sa famille. Son autisme lui apporte des avantages non-négligeables, qui aideront toujours son frère et ses proches. Elle est déterminante pour l'histoire d'après moi, et les passages de son journal intime qui lui sont consacrés sont de loin les plus intéressants pour l'avancée de l'histoire. Je pense que Césarine est un personnage clé de cette saga, et finalement, si elle est en difficulté, c'est sa famille entière qui se retrouve dans la même situation.
J'espère que le prochain tome sera de son point de vue, car cette fillette m'a beaucoup plu.

Il faut savoir qu'avec les différents résumés que j'avais lus au préalable, j'ai toujours pensé que cette saga contenait des éléments fantastiques, comme par exemple le fait qu'Auguste ait des super-pouvoirs. Et bien... Non. Et finalement je trouve que cela n'est pas plus mal. Le lecteur se retrouve donc au coeur d'un conflit millénaire entre la Confrérie et les Autodafeurs. Je trouve que l'histoire a mit du temps à se mettre en place. Marine Carteron a pris le temps de nous présenter le contexte dans lequel se déroule son roman. On a eu du temps pour se familiariser avec Auguste, Césarine et le reste de leur famille. Je trouve que cela est plutôt bien, car quand l'intrigue et l'action arrivent, le lecteur est parfaitement au courant de la situation, et il connaît très bien les personnages qui composent ce bouquin. Tout bascule finalement peu avant le milieu du livre, et l'atmosphère qui le compose en est totalement modifiée. L'action est omniprésente, toujours contée par un Auguste tout en humour et en décontraction (enfin la plupart du temps). On est pris à la gorge, on ne peut s'arrêter. Finalement les cent-cinquante dernières pages ont été dévorées en l'espace de quelques heures pour ma part. Pour me laisser sur un cliffangher infernal. Comme si la dernière phrase était en fait : "vas-y, lis le prochain tome, c'est là que tout se passe". Autant vous dire que je suis extrêmement frustré, et que je vais dévorer la suite très prochainement.


Marine Carteron sait parfaitement doser le suspens dans ce roman. Elle arrête ses chapitres pile au bon moment. Du coup bah... On continue, pour en savoir plus, toujours plus. Par ailleurs, elle a très bien su représenter un ado, comme je l'ai dit plus haut. J'ai beaucoup aimé ce roman, très simple à lire. Bravo à elle.


Pour ceux qui aiment les complots et conflits planétaires, avec une pointe historique. Personnellement, le tome 2 rejoindra bientôt ma PAL !

Ses griffes et ses crocs de Mathieu Robin




Auteur : Mathieu Robin 

Maison d'édition : Actes Sud Junior 

Nombre de pages : 176 pages

Année de sortie : 2015




Résumé : Marcus a toutes sortes de tocs et d'obsessions qui lui empoisonnent l'existence. Il est intimement convaincu que s'il ne les respecte pas, un drame effroyable se produira. Quand Marcus et sa famille partent en vacances avec des amis dans un chalet perdu, le jeune garçon de Portland a un mauvais pressentiment. La nature qui les entoure, hostile et mystérieuse, fait écho à une vieille légende indienne racontant qu'une bête impitoyable hante la montagne. Un matin, Marcus transgresse un de ses tocs, le soir-même, les parents ne rentrent pas de leur randonnée. Le pont qu’’ils ont emprunté a disparu….

Un roman au suspense angoissant, à la croisée des chemins entre fantastique et récit initiatique.

Introduction :
Ce roman, le premier roman signé par Mathieu Robin, est sorti en 2015. J'avais entendu énormément de retours positifs à son propos. J'ai donc décidé de l'acheter lors de ma rencontre avec l'auteur au Livre à Metz de 2016 (je le remercie encore une fois pour ses dédicaces et pour la discussion que nous avons pu avoir). Je me suis décidé à le commencer il y a quelques jours à peine (oui j'ai mis longtemps à le lire, j'ignore toujours pourquoi). Et je ne suis pas déçu, mais alors pas du tout.


Commentaire :
Comme indiqué dans le résumé, le personnage principal de cette histoire se nomme Marcus, et il est âgé de 10 ans. Sa particularité ? Il est atteint par toutes sortes de tocs. Pour tout vous avouer, c'est un personnage avec qui j'ai eu du mal au début du livre. Je trouvais que sa "maladie" le rendait un peu trop égocentrique, parfois même malgré lui. En effet, ses parents sont tout le temps derrière lui, à le couver et à le protéger. Alors oui, je pense évidemment qu'il faut aider son enfant si il est atteint par une quelconque maladie de ce genre, mais je pense qu'il ne faut pas le sur-protéger, auquel cas il ne fera aucun effort pour affronter et arrêter ses tocs. C'est en parti pour cette raison que j'ai eu du mal à m'attacher au jeune garçon, car je trouve qu'il ne fait que peu d'efforts pour se sortir de cette situation. C'est aussi pour cette raison que je penchais plutôt du côté de la soeur de Marcus, nommée Lia. Cette dernière se considère un peu comme la mal-aimée de la famille. Ce fût un peu mon ressenti durant une bonne moitié du roman, notamment à cause de la relation entre Lia et sa mère. J'ai trouvé cette dernière vraiment cruelle avec sa fille. Finalement, mon ressenti de base s'est peu à peu équilibré, et après ma lecture, je penche plutôt du côté de Marcus, car on le voit tout de même tenter de s'en sortir et arrêter d'être un boulet pour les autres, tandis que sa soeur lui a fait quelques coups dans le dos que j'ai trouvé assez horribles. Au final, ce sont deux personnages qui ont d'après moi des torts et des raisons, et je trouve que cela les rend plus réels et touchants, finalement. J'ai donc été plutôt charmé par ces deux personnages, en plus de la flopée de personnages secondaires présents, mais je vous laisse la surprise, évidemment.


Je crois que la force principale de ce bouquin et ce qui fait son charme est sans aucun doute son histoire. Une histoire dont le lecteur se demandera pendant longtemps si celle-ci ne contient pas une pointe de fantastique. Je vous laisse la surprise. On est prit aux tripes par un roman qui mêle intrigue, action et émotions. L'auteur ne nous accorde pas une seconde de répit. Ce cocktail explosif rend le lecteur véritablement addicte à l'histoire. Ce dernier se sent au plus près des personnage, comme si il faisait parti intégrante de l'histoire, ce qui rend encore plus fort les émotions ressenties. On a peur avec eux, on rit avec eux, on est triste avec eux... La tension est omniprésente tout au long de l'histoire, jusque dans les dernières pages. Au top. Addictive. Géniale. Voilà quelques mots qui pourraient la décrire, d'après moi.


Le moins que l'on puisse dire, c'est que Mathieu Robin sait parfaitement adapter son écriture de manière à mener son lecteur par le bout du nez. C'est simple, dans mon cas, il a fait ce qu'il veut de moi. Il a réussi à me faire assimiler des choses invraisemblables, à me faire prendre une direction dans l'histoire qui n'était absolument pas la bonne. On se prend vite dans le jeux d'une plume poétique tantôt, ou plus percutante lors des scènes d'actions. Il me tarde de découvrir l'autre roman de cet auteur, qui est lui dans un tout autre registre, à savoir l'amour et le handicap.


Ce roman fût pour moi une excellente lecture, rempli
e d'aventure et de rebondissements ! A mettre dans les mains des jeunes dès 12 ans !